Le pro du mois - Jean-Michel Lasselin

N.T. : Pouvez-vous, en quelques lignes, dresser votre portrait et nous faire part de votre parcours ?

Jean-Michel, marié, 2 enfants jumeaux de 20 ans, résidant dans le Cambrésis aux portes de l'Avesnois à Vendegies-sur-Ecaillon.
Un début au lycée horticole de Wagnonville, à l'époque où l'on apprenait à la fois la floriclulture, le maraichage, la culture fruitière et le jardin espace vert.

Pro du Mois - Jean-Michel LASSELIN

Puis une continuité pour une spécialisation en production florale pour un brevet de technicien à l'institut horticole de Genech.
Service militaire oblige, je suis mis à la disposition auprès du Général de corps d'armée à Baden-Baden en Allemagne où j'ai eu la chance de pouvoir exercer mon métier en qualité de jardinier pour l'entretien de la résidence et le jardin potager, très apprécié à l'époque.Je débute dans la fonction publique territoriale en 1983, à la ville du Cateau-Cambrésis, en production florale et jardinier.
Puis en 1990, passionné par la nature, je choisis de découvrir les milieux naturels c'est ainsi que nommé technicien de rivière pour le syndicat d'aménagement hydraulique de la Selle, je découvre la gestion des zones humides, les méthodes de lutte contre l'érosion des sols, l'amélioration de la qualité de l'eau ainsi que la faune aquatique.
Après 16 années, mon regard s'est tourné vers les villes qui ont, pour certaines, une gestion trop horticole et qu'il serait bien que la nature arrive en ville. En 2007, j'ai pris la direction du service des espaces verts de la ville de Caudry (30 agents).
Tout au long de ces années, je n'ai cessé de satisfaire me passion, d'enrichir mes connaissances et de les mettre au service de ma collectivité.

N.T. : Quelles sont vos relations avec Nord Tourisme ?

Grâce à Nord Tourisme, j'ai appris à découvrir notre département du Nord, ses régions si différentes.Mes compétences, je les ai apportées en intégrant les membres du jury départemental en 1985. Depuis cette année-là, les relations sont excellentes, échange d'idées, de découverte en découverte, des personnes passionnées et passionnantes. Une grande famille.

N.T. : Quels sont les services ou outils auxquels vous faites appel ?

Adhérent de l'association Hortis et la relation qui est présente avec d'autres collègues de ville, cela permet de mettre en commun nos problèmes, et par conséquent de les résoudre au mieux.Les services du CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), que je côtoie depuis 1983 au rythme de trois formations par an, apportent une aide précieuse : mise en place du certiphyto, gestion du patrimoine arboré, de nombreuses formations sont proposées chaque année.

N.T. : Quels conseils donneriez-vous aux communes qui souhaitent s'engager pour obtenir le label Ville ou village fleuri ?

Simplicité et garder son identité.La mise en valeur de leur patrimoine, cadre bâti ou végétal, est une chose importante.
Je prends l'exemple des saules tétards, très précieux il y a quelques années le long des cours d'eau ou zones humides, qui servaient également de bois de chauffage et qui est en train de disparaître.Echanger avec des villes qui sont déjà labellisées, la communication est quelque chose d'important et les conseils sont toujours les bienvenus.

N.T. : Quel est votre impression, votre réflexion sur le développement du label Ville ou Village fleuri, label de qualité du cadre de vie ?

Le label Ville ou Village fleuri à travers son nouveau règlement et sa nouvelle grille d'évaluation a commencé le changement de son image. Aujourd'hui, ce label a pour moi une très grande valeur, plus qu'auparavant.
Ce label tient énormément compte de notre environnement au sens large du terme, aussi bien sur la gestion de nos déchets, l'utilisation de plantes régionales, la gestion de l'eau et de la qualité en réduisant, voire en supprimant totalement, les intrants : les produits phytosanitaires.Une ville qui obtient 4 fleurs est une ville dont le cadre de vie est optimum.Ce label doit être maintenu, puisqu'aujourd'hui il est reconnu comme tel.Si, il y a 30 ans, ville et village fleuris voulaient dire “commune fleurie”, aujourd'hui ce label veut dire autre chose : une ville responsable de son cadre de vie !

N.T. :Quels sont vos dernières réalisations et vos projets ?

Nous avions modifié notre fleurissement annuel en fleurissement durable. 30 % de nos massifs sont aujourd'hui en plantes vivaces.Nous avons également supprimé des petits espaces engazonnés au profit de plantes couvre-sol, comme des hedéra, la lysimac, la vinca minor, le polygonome affine, géranium...

Nos projets : Travailler cet hiver sur nos entrées de ville.Une entrée de ville, ou sortie, se doit d'être accueillante. Nous nous efforçons actuellement à rechercher un aménagement paysagé qui corresponde à notre identité avec des matériaux régionaux et des plantes qui peuvent être autonomes en eau et décoratives.

Le second projet consistera à remplacer progressivement notre patrimoine arboré.Trop d'arbres, dont les essences et les distances de plantation ne sont pas leur place, nécessitent une intervention régulière, coûteuse en main d'œuvre.Les pépiniéristes proposent un choix extrêmement diversifié au niveau des arbres. Il est alors facile de choisir une essence en fonction du lieu. Cet arbre pourra donc évoluer avec un léger suivi au départ. Notre choix se portera sur des forces de 20/25, arbre déjà formé par le pépiniériste.

NT : Avez-vous une anecdote récente pour clore cet entretien ?

Non mais plutôt une citation de Sacha Guitry : « Ce qui ne passionne pas, m'ennuie ».C'est un métier merveilleux pour tous les passionnés !

img