Le Pro du mois

André Dubuc, Directeur du CHM, part en retraite

Nord Tourisme : André DUBUC, pouvez-vous, en quelques lignes, dresser votre portrait et nous faire part de votre parcours ?

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Après un parcours dans l’Education Nationale qui m’a amené à enseigner de l’école primaire à l’Université, j’ai parallèlement mené plusieurs activités dans le domaine de la culture, notamment pour la ville de Tourcoing au début des années 1980. Ce premier parcours professionnel m’a préparé à accepter la direction du Centre Historique Minier qui m’a été proposée suite à la fermeture du dernier puits de mine de la région en 1990. Cette mission passionnante m’a permis de valoriser pendant 24 ans la culture minière de notre région.

NT : 2014 marquera une étape importante dans la vie du CHM avec votre départ après 24 années de présence. Quels sont les enjeux futurs pour la structure et projets à conduire : pouvez-vous nous les préciser ?

Après l’arrivée du Louvre-Lens et le classement du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’engouement du public pour la culture minière s’est encore accru et le Centre Historique Minier va bientôt parvenir à un nouveau seuil de saturation pour l’accueil des publics. Il convient donc de mettre en œuvre une nouvelle tranche de restructuration architecturale et muséographique pour permettre au Centre Historique Minier d’être à la hauteur des enjeux touristiques importants de notre région.

NT : Quels sont les réalisations et projets qui vous ont marqués ?

C’est précisément la première phase de restructuration architecturale et muséographique menée de 1999 à 2008 qui a le plus marqué mon passage au Centre Historique Minier puisque cette phase lui a permis d’atteindre aujourd’hui plus de 160 000 visiteurs.

NT : Qu’attendez-vous en termes d’accompagnement et d’initiatives de la part des institutionnels du tourisme et acteurs du territoire ?

Pendant longtemps, le bassin minier était plutôt un territoire qu’évitaient les professionnels du tourisme et les acteurs du territoire. L’image noire de la mine, noirceur physique mais aussi sociale, ne favorisait pas sa mise en valeur. Cependant, le côté très positif de la culture minière  avec ses valeurs humaines, ses prouesses scientifiques et techniques, la place qu’elle a prise dans le développement économique de la France ont attiré un public de plus en plus nombreux. Par ailleurs, les efforts réalisés par les acteurs institutionnels ont amené une vraie reconnaissance du territoire du bassin minier jusqu’à sa consécration par le classement au patrimoine mondial de l’humanité.

NT : Avec le Bassin Minier inscrit aujourd’hui à l’UNESCO, qu’elle est votre impression, votre réflexion sur le développement touristique à venir du Nord et globalement de la destination Nord Pas de Calais ?

Presque 25 ans après la fermeture du dernier puits de mine, le bassin minier constitue aujourd’hui un atout majeur pour le tourisme dans le Nord-Pas de Calais, un tourisme essentiellement culturel, « un tourisme à caractère humain » comme me l’a indiqué  récemment un visiteur du Centre Historique Minier.

NT : Avez-vous une anecdote pour clore cet entretien ? Quels sont aujourd’hui vos projets ?

Après 24 ans à la direction du Centre Historique Minier, j’ai évidemment beaucoup trop d’anecdotes pour pouvoir en citer une en particulier. Peut-être une mention dans le livre d’or du Centre, laissée par un enfant : « Le Centre historique minier, c’est beau comme un but de Gourcuff ». Quant à mon avenir personnel, il continuera à être très actif, notamment au sein de l’Association de la Visite d’Entreprise, que je préside et dont la mission est de valoriser le tourisme de visite d’entreprises en activité sur tout le territoire de la France, et en particulier en ce qui me concerne, sur le territoire du Nord-Pas de Calais... une autre occasion de se revoir !

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