M. Jean-Pierre Renaux, Président du musée de la vie rurale de Steenwerck

M. Jean-Pierre Renaux, Président du musée de la vie rurale de Steenwerck

Nord Tourisme : Pouvez-vous nous expliquer la naissance du musée ?
Jean-Pierre Renaux :  En 1980, j’ai lancé l’idée d’un musée  dans la commune de Steenwerck. Avec l’aide du Syndicat d’Initiative et de la Municipalité, le projet a pris forme en 1984 pour aboutir à une ouverture régulière en 1987.
Jusqu’en 2005, j’ai mené mon métier d’instituteur et la responsabilité bénévole du Musée. Désormais à la retraite, c’est devenu mon activité principale. Je suis aidé en cela par plus d’une centaine de bénévoles sans qui le Musée n’aurait jamais connu un tel développement.

NT : Depuis quand et pourquoi avoir mis en place des prestations et services à destination des familles ?
JP Renaux :  Notre association a programmé plusieurs plans de développement depuis 2000. Ce fut d’abord l’accessibilité pour tous avec l’obtention en 2005 des 4 labels Tourisme et Handicap. Puis les années suivantes, un plan pour la sécurité, un autre pour les économies d’énergie et le dernier en date concerne l’étude des publics.
Un constat est vite apparu : si les visites de groupes se répartissent à égalité entre adultes et enfants, par contre le public individuel était majoritairement âgé. Or, nous pensons avoir développé un site qui doit transmettre un patrimoine auprès des jeunes et surtout avoir un caractère intergénérationnel par le biais des parents et grands-parents. Stéphanie Bailleul, guide du musée et moi-même avons suivi la formation proposée par Nord Tourisme, ce qui nous a beaucoup aidé pour mettre en place des outils de médiation.

NT : Quels sont ces outils ?
JP Renaux :  Afin de rendre la visite encore plus attractive pour les enfants et les adultes, nous avons créé :

  • Pour les plus petits, une chasse au trésor le « testament du Père Antoine ». Ce sont douze énigmes qui permettent de retrouver douze mots cachés dans le musée.
  • Pour les plus grands et la famille, un jeu  de découverte « le Musée en vingt étapes », sorte de concours ludique.
  • D’autre part, de nombreux jeux traditionnels sont mis à la disposition du public et il y a la possibilité de terminer la visite par un goûter dans l’estaminet.

Tout est fait pour passer un après-midi de détente en famille à peu de frais…et c’est gratuit le dimanche !

NT : Cela a-t-il eu une influence sur la fréquentation du musée, sa notoriété … ?
JP Renaux :  Si pour le moment, le changement ne se fait pas encore sentir sur la fréquentation du dimanche,  nous constatons une nette progression du nombre de  familles lors des petites vacances. La formule intéresse les parents et surtout les grands –parents qui recherchent des activités pour les enfants qu’ils gardent. De même, les ateliers proposés à chaque période de vacances sont complets et des dates supplémentaires ont été ajoutées.

NT : Quels sont les moyens de communication que vous utilisez pour cibler cette clientèle familiale ?
JP Renaux :  Nous communiquons par tous les médias disponibles : presse, Internet, courriels groupés, affiches… Tous ont leur impact, souvent relayé par le bouche à oreille.
Les courriels ciblés et les annonces dans « Les bons plans du week-end de Juliette® », la newsletter de Nord Tourisme, sont souvent cités, notamment par les participants aux ateliers.

NT : Quels sont vos projets en cours ou à venir ?
JP Renaux :  En attendant une future extension, l’équipe du musée a constamment le souci de toujours bien et mieux faire. Nous cherchons  sans cesse à améliorer l’existant, que ce soit pour l’accueil ou pour la présentation des  collections. Nous espérons obtenir cette année le label « qualité famille » mis en place par Nord Tourisme.

NT : Quels conseils donneriez-vous aux professionnels du tourisme qui souhaitent développer des outils et prestations à destination de la clientèle famille ??
JP Renaux :  Etre à l’écoute des visiteurs, recueillir le plus d’avis possibles de façon formelle (cahier de remarques) ou informelles (discussions impromptues) et en tenir compte.
S’attacher à penser les projets et les réalisations en tant que visiteur en faisant abstraction de ce que l’on est et de ce que l’on connaît. Bref, savoir faire son autocritique et bannir l’autosatisfaction.