Catherine O’Miel – directrice de l’association BMU

Catherine O\'Miel

Nord Tourisme : Pouvez-vous, en quelques lignes, dresser votre portrait et nous faire part de votre parcours ?

Catherine O’Miel :

J’ai 50 ans et suis mère de trois enfants. J’ai une formation de base en géographie et en aménagement du territoire. J’ai commencé ma carrière dans le développement économique (création d’entreprise) avant d’intégrer le Conseil Régional où j’ai travaillé sur « les Assises Régionales du Travail et de  l’Emploi », puis aux cotés de Monsieur Jean-François CARON pendant son mandat de Vice-Président en charge de l’Environnement, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.

En 2005 j’ai pris la direction de l’Association BMU qui porte la candidature du Bassin minier au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

NT : Quelles leçons retenez-vous de ce marathon vers l’inscription du Bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

C.O’M : D’abord une formidable aventure professionnelle et humaine. L’association BMU n’est que la partie émergée de l’iceberg. Si on y est arrivé,  c’est grâce à une implication et une mobilisation d’énormément d’acteurs dans tous les milieux. C’est ce qui a fait la richesse de ces années de travail. Le parcours n’a bien sur pas été linéaire, il nous a fallu convaincre et faire nos preuves et les déceptions n’ont pas manquées, notamment en 2011 quand nous avons appris le report de l’examen de notre candidature, mais c’est le collectif créé autour de ce projet qui a permis de les surmonter.

NT : Aujourd’hui le Bassin miner est reconnu auprès de l’UNESCO, ce n’est pas un aboutissement mais le début d’une nouvelle période. Quels sont vos projets, vos nouvelles missions ?

C.O’M : Notre mission à venir est de transformer l’essai en capitalisant à la fois sur le coup de projecteur médiatique et le changement d’image du Bassin minier. Nous devons aussi assurer l’animation du territoire pour tenir les engagements pris en termes de protection et de valorisation des paysages et des patrimoines miniers. C’est tout l’enjeu des années à venir.

NT : L’UNESCO reconnaît la dimension patrimoniale et l’intérêt pour la protection paysagère, comment envisagez-vous le lien avec le tourisme ?

C.O’M : La dimension touristique de cette inscription doit s’appréhender en partenariat avec les opérateurs touristiques que sont les offices de tourisme. Il y en a cinq sur le Bassin minier, les ADRT, le CRT et la mission Louvre Lens tourisme, dont c’est le métier. En lien également avec le Centre Historique Minier de Lewarde ou le futur Louvre Lens. Nous avons collectivement de nombreux challenges, dont le tout premier est de permettre aux visiteurs d’accéder dans de bonnes conditions à une découverte des sites patrimoniaux du Bassin minier ce qui n’est pas encore le cas, même si des sites commencent à s’équiper. Il nous faut également apprendre à mieux travailler ensemble, à coordonner nos actions, à mutualiser la communication, la promotion ou la commercialisation. C’est le début d’une nouvelle aventure, touristique, pour ce territoire du Bassin minier, maintenant Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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